Rétrospective des 105e Entretiens suisses de l'immobilier

Où mène la réglementation du marché du logement en Suisse ? Les conséquences sont-elles toujours celles que l'on souhaite ? Et que peut faire le secteur immobilier pour ne pas passer pour un adversaire du bien commun ? Un panel de haut niveau s'est récemment penché sur ces questions au "Metropol" de Zurich.

La table ronde qui a clôturé les 105èmes Entretiens suisses de l'immobilier à Zurich (photo : Holger Jacob)

Mit prominenten Speakern aus Wissenschaft, Privatwirtschaft und Politik widmete sich die 105. Ausgabe der «Schweizer Immobiliengespräche» dem Zusammenhang von Regulierung und knappem Wohnungsangebot. Die Liste der Markteingriffe, mit denen die Politik das Wohnungsproblem in den Griff bekommen will, wird wahrscheinlich länger werden. Initiativen auf Bundes- wie auf kantonaler Ebene könnten zu einem Mietpreisdeckel führen, sogar eine Verfassungsänderung ist im Gespräch und diskutiert wird zudem die Einführung von Vorkaufsrechten sowie die Verschärfung der Lex Koller. Moderator Christian Kraft von der Hochschule Luzern zeigte in seinem Eingangsstatement, dass die bestehende Regulierung mitverantwortlich für die exorbitant gestiegenen Angebotspreise ist. Auch ist wissenschaftlich belegt, dass «Rent-Control» sowie der Schutz von Mietern im Bestand mittelfristig zu mehr hochpreisigem Angebot führen – und langfristig zu grosser Ungleichheit und Druck auf die mittleren Einkommensklassen.

Christian Kraft (photo : Holger Jacob)

"Nous faisons partie de la solution"

Marcel Kucher, CFO et CEO désigné de Swiss Prime Site, a également souligné les conséquences contre-productives des interventions réglementaires sur le mécanisme du marché. Dans son exposé, il a par ailleurs clairement indiqué que le secteur immobilier est ouvert à des règles claires et qu'il se considère comme une partie de la solution pour plus de logements abordables. Une réglementation avec laquelle, selon lui, le secteur pourrait très bien vivre : Construire plus haut et plus dense contre des quotas fixes de logements abordables.

Marcel Kucher (photo : Holger Jacob)

Cette proposition et d'autres faites par Kucher ont curieusement refait surface dans l'exposé de Markus Bärtschiger, le maire de Schlieren. Pour atténuer la pénurie de logements, le politicien socialiste a notamment demandé un assouplissement de la protection contre le bruit, une réglementation plus efficace des oppositions et une facilitation des changements d'affectation. Bien sûr, Bärtschiger avait aussi dans ses bagages des idées qui vont dans une autre direction : La taxation des logements vacants par exemple, davantage de construction de logements par l'Etat et - last but not least - une influence sur les prix des loyers. La régulation est malheureusement nécessaire, a déclaré Bärtschiger, qui a déduit de la Constitution fédérale le mandat d'intervenir sur le marché du logement en faveur des plus faibles. En effet, dès le préambule, il est dit que "la force du peuple se mesure au bien-être des plus faibles".

Markus Bärtschiger (photo : Holger Jacob)

"La tronçonneuse n'est pas un modèle pour la Suisse"

Donato Scognamiglio, fondateur du CIFI et conseiller cantonal, a également rejeté la confiance unilatérale dans le marché. «La tronçonneuse n'est pas un modèle pour la Suisse», a-t-il déclaré. Enfin, la qualité élevée des sites dans notre pays est aussi liée à la densité de la réglementation, et les personnes aisées n'ont justement aucun intérêt à ce que les groupes à bas revenus ne trouvent pas de logement.

Donato Scognamiglio (photo : Holger Jacob)

Autre consensus lors de cette soirée : les grandes sociétés immobilières ne sont pas un ennemi. Les sociétés anonymes immobilières ne possèdent que 1% des logements loués, et sur les 21 % de logements locatifs suisses détenus par des institutionnels, la plus grande partie revient aux caisses de pension. Comme chacun sait, il ne s'agit pas pour elles d'être avides de rendements maximums, mais d'assurer la prévoyance vieillesse de larges couches de la société. Une meilleure communication de la part du secteur serait donc de mise. Kucher a demandé aux entreprises de faire davantage pour la visibilité médiatique. Mais il est également important que la force de compromis, qui, selon Bärtschiger, était autrefois plus prononcée, se développe à nouveau. Au vu de la dimension sociale de la question du logement, Christian Kraft a résumé la situation en ces termes : "Nous devons aller les uns vers les autres".

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